RESEAU

mercredi 26 février 2014

André Bucher

André Bucher : Né en 1946 à Mulhouse, après avoir exercé plusieurs métiers (docker, berger, ouvrier agricole…), il s’installe à Montfroc en 1975 comme écrivain, paysan et bûcheron. Il est un des pionniers de l’agriculture bio en France. Ecrivain des grands espaces, lecteur de Jim Harrison, Rick Bass ou Richard Ford, des écrivains amérindiens tels James Welch, Louise Erdich, Sherman Alexie ou encore David Treue, son écriture puise sa scansion, sa rythmique dans le blues, la poésie, le jazz et le rock’n roll.
Cet auteur de la vallée du Jabron est surtout connu pour être un « écrivain-paysan » qui conjugue ses deux activités pour faire ressortir dans ses textes les spécificités de son environnement local. En effet, pour Bucher, le paysage est un personnage à part entière : il se sent proche des écrivains amérindiens avec la notion de panthéisme dans la relation à la nature. Comme eux, il veut mettre en évidence les correspondances entre le paysage et l’esprit : la nature n’est donc surtout pas un décor mais bien un personnage à part entière, constitutif de tous les êtres vivants (individus humains, animaux, plantes, ciel, rivières…). Mais cet environnement est aussi ressenti par les personnages comme une difficulté : les vallées sont isolées, les phénomènes naturels peuvent venir contrarier les constructions humaines (éboulements de terrain, crues…), et surtout, Bucher place très souvent ses personnages dans les difficultés de l’hiver, au milieu de tempêtes de neige, dans l’obscurité… (ceci dans la plupart de ses romans avec une présence accrue dans Déneiger le ciel par exemple). Cette saison privilégiée dans les récits s’explique aussi par les conditions d’écriture et la double activité de l’auteur : pour ne pas empiéter sur son travail d’agriculteur, il écrit essentiellement durant l’hiver et la nuit.

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