RESEAU

dimanche 13 juillet 2014

Los deputats D'Ailamondhaut



Siffroy Boyer était employé agricole à Sigottier dans la famille R. Une des filles de la famille a appris cette chanson à « Gutin »*. C'est ainsi que le maire de La Piarre, monsieur O, explique la transmission de cette chanson qui finalement trouve son origine dans un fait d'histoire très local : avant 1914, le maire du village aurait, entre deux tours d'élection, habilement « retourné sa veste »...

* Auguste Depeyre, dit « Gutin », à La Piarre


Los deputats d'Ailamondhaut

Los deputats d'Ailamondhaut
Que ne son pas malauts
Qu'eira an tots bon apetis
Que ne devon pas partir.
 
Refrain
Ason pas bèstias
Son pas bèstias non
Si se son aumentats
Es per se regalar.

Chau veire quand van dinnar
Cò qu'an de preparat
E l'i laissan de suplements
Son per eles sens somacion.

Lo jorn que se son aumentats
Degun a protestat
Se son betats una pension
Sensa protestacion.

Aqui los roges ambe los blancs
Se son totes sarrat la man
Puei son anats au bufet
Per l'i beure un bòn cafè.

E l'an que ven
Quand venràn en autò
Aquo serè rigolò
nos venon tots a davant
Per nos sarrar la man.

Aquela [?]
Se son levats l'indemnitat
Mai dins lo corrent de son mandat
La volian ben gardar.

D'un bèu lombric
Coma lo braç, lor farem un bandanàs
E o direm a tonton
D'anar cultivar los champinhons.

E la retiraa de l'obrier
Aquò venrè en darnier
Dins lo corrent de l'an
Ganhan 15 millions de francs.

E puei si l'obrier
N'a ges de pan per manjar
Manjarè l'an que vendredi
Vaqui tots los discors
Que fan au Palais Borbon.

Paroles : Siffroy Boyer
Musique : avant 1914
Chanté par « Gutin » à La Piarre


Les députés de là-haut

Les députés de là-haut
Qui n'en sont pas malades
Ont maintenant si bon appétit
Qu'ils ne doivent pas en souffrir.

Refrain
Ah, ils ne sont pas bêtes
Ils ne sont pas bêtes, non,
S'ils sont augmentés
C'est pour se régaler

Il faut voir quand ils vont dîner
Ce qu'on leur a préparé
Là-bas il y a des suppléments
Qui sont aussi sans sommations.

Le jour où ils se sont augmentés
Personne n'a protesté
Ils se sont alloué une pension
Sans protestation.

Là les rouges et les blancs
Se sont serré la main
Puis sont allés au buffet
Pour y boire un café.

Et l'an prochain
Quand ils viendront en auto
Cela sera rigolo
Ils viendront au devant de nous
Pour nous serrer la main.

[…]
Ils se sont supprimé l'indemnité
Mais dans le courant de leur mandat
Ils voudraient bien la garder.

D'un beau lombric
Comme le bas nous leur ferons un bandanas
Et on dira à Tonton
D'aller cultiver las champignons.

Et la retraite de l'ouvrier
Cela viendra en dernier
Dans le courant de l'année
Ils gagnent 15 millions de francs.

Et puis si l'ouvrier
N'a plus de pain à manger
Il mangera l'an prochain
Voilà tous les discours
Qu'ils font au Palais Bourbon.


Source :
De vive voix. Les chansons d'ici. Les pays du Buëch.
Conseil Général Des Hautes-Alpes
Olivier Richaume, chargé de mission au CDMD.

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