RESEAU

samedi 29 mars 2014

Missoula... Prononcez... Mizzoula !


A Missoula, petite ville du Montana coincée entre les Rocheuses, vivent ou ont vécu la plus grande partie des écrivains du Montana.
L'humoriste Patrick Raynal est allé voir à quoi ressemblait Missoula, voici ses impressions : “Il existait bien au nord-ouest des Etats-Unis dans un Etat immense, peuplé de cow-boys, d’élans et de truites gigantesques, une ville bourrée d’écrivains, une sorte de Ploucville improbable où écrire des bouquins était aussi commun que de jouer au jazz à New-York. Avec cinquante écrivains en activité sur une population de quarante mille, Missoula est une ville... où l’on a plus de chance d’écraser les pieds d’un auteur que d’un représentant d’une quelconque catégorie socio-professionnelle."

 
Si Missoula est devenue un "paradis pour écrivains", c'est d'abord parce que jusque dans les années 1970 elle était encore une petite ville provinciale au niveau de vie modeste, perspective intéressante pour des écrivains parfois désargentés. Ensuite, Missoula a pu séduire pour sa longue tradition universitaire en ateliers d'écriture. Cette émulation entre les ateliers d'écriture et les écrivains déjà installés a favorisé la venue de nouveaux venus, à la suite de Raymond Carver, de Richard Brautigan et du poète Richard Hugo.


sur la photo: Jim Harrison, Richard Brautigan, Thomas McGuane au centre, Bill Roecker, Becky McGuane, et Dink Bruce, 1973, (on ne sait pas qui est à gauche au 1er plan….)

 
Parmi les pionniers du groupe, on compte aussi William Kittredge et James Crumley. 
James Welch, l'étudiant de Richard Hugo, est l'un des meilleurs représentants de la littérature indienne avec Dorothy Johnson qui fréquente également l'atelier d'écriture de Missoula. Né dans la réserve indienne Pieds-Noirs de Browning (Montana), James Welch est l'auteur de C'est un beau jour pour mourir, un roman sur la fameuse bataille de Little bighorn, qui opposa les guerriers indiens aux troupes du général George Armstrong Custer.



Aujourd'hui, les écrivains qui y vivent combattent l'étiquette d'écrivains régionalistes et bien évidemment ils ne se croient pas obligés, même s'ils y résident, de situer leurs livres dans le Montana. Une remarque, cependant : Missoula semble inspirer les auteurs de romans policiers. A côté de Crumley, il y a John Jackson ( Dead Man ), James Lee Burke, probablement l'écrivain le plus riche de Missoula, grâce à sa série de romans policiers dont le cadre est La Nouvelle-Orléans ; et Robert Sims Reid, qui est un vrai détective, depuis quinze ans dans la police de Missoula...
Résultat : l'énergie est palpable. Impossible de ne pas sentir que Missoula est une ville obsédée par l'écriture sous toutes ses formes.










Aucun commentaire:

Publier un commentaire