RESEAU

mercredi 23 avril 2014

Ma thématique


A contre-courant, parallèles, perpendiculaires,
je sais plus. Si, je sais, parallèles.
Deux droites infinies ne se coupent jamais.
C'est triste mais c'est beau.
Les cailloux râlent de voir l'eau qui les fuit.
Je saute en travers,
à pieds joints sur les galets
des trottoirs de la cité.
Un, deux, trois, soleil.
Pas bouger, t'es foutu.
L'ombre trahit sur le béton gris.

J'entame une relation particulière avec les objets.
Mon critérium,
que je remplis à l'envers.
Vise le trou, appuie sur le bout,
enfile la mine jusqu'à la garde,
comme dans un corps qui se défend.
Mon oreiller,
avec une vague odeur de toi,
répandue,
qui fleurit.
Cerisiers en fleurs sur fond de champs de lavande.
Japan in Buëch,
forever.
Formidable.
Forcément.
Forteresse de tes cheveux devant les yeux.
Coucou, je suis là, je suis pas là.
Je suis plus là mais je suis là.

L'infinitésimale pensée qui nous relie
à travers les marées
des dossiers.
La propension exponentielle
de nos deux côtés similaires
à retarder
le jour J.
La tête dans le souvenir,
la tête dans le devenir,
je me demande :
Le point X sur la droite B
fera-t-il se perpendiculariser
A et B ?

Aucun commentaire:

Publier un commentaire