RESEAU

samedi 12 avril 2014

Achille Mauzan, l'affichiste voyage...



Achille Mauzan naît à gap le 15 octobre 1883. Ses parents sont instituteurs.
Au lycée, il caricature déjà ses professeurs. Il fait l'école des beaux arts à Lyon, où il gagne la médaille d'or de sortie.
De santé fragile, il n'est pas accepté au service militaire.
Il part en Italie. Là-bas, il se fait des amis dans le milieu artistique.
Il débute sa carrière professionnelle en créant des affiches pour le cinéma muet. Il travaille pour la Fox, Gaumont, La Milano Film. Il commence à se faire connaître.
C'est un artiste plein d'imagination, très créatif. Il produit trois à quatre affiches par semaine.

Animé d’une envie de vivre hors du commun, il trouve en Italie le climat nécessaire à l’éclosion de son œuvre. Pendant la première guerre mondiale, l'activité cinématographique disparaît et la publicité est au point mort. Mauzan chôme. En 1917, il devient célèbre grâce à la parution de sa fameuse affiche pour le « Credito italiano ».

Il quitte Milan pour Rome. Il se lance dans la publication de cartes postales.
Pendant les années folles, il fréquente le milieu des artistes italiens : écrivains, poètes, céramistes.
Il se marie en 1920 avec Delphina et vit à nouveau de son métier d'affichiste.
En 1921 il expose avec Leonetto Cappiello à Milan au Castello Sforzesco.
Après une période à Rome, il décroche la médaille d'Or de la première biennale des arts déco­ratifs de Milan au Palais Royal de Monza et se fixe à Monza.
Il crée sa propre maison d'édition publicitaire d'où sortira une production exceptionnellement riche et variée, touchant tous les domaines de produits français et italiens que la publicité fait vendre.


En 1924 il crée sa propre maison d’édition publicitaire « MAUZAN-MORZENTI » qui marque le début d’une importante production d’affiches publicitaires des plus variées allant de l'automobile aux parfums, des produits alimentaires à la presse, aux poudres et aux produits pharmaceutiques.


Mais l'artiste aime le changement, et Mauzan quitte l'Italie avec sa famille- il a eu une fille- pour s'installer en Argentine, à Buenos-Aires. Il apprend sa troisième langue, l'espagnol.
Grâce à sa bonne humeur, son entrain et son accueil chaleureux, il se fait rapidement des amis. En 1931, il fonde une maison d'édition : " Affiches Mauzan "



 

Mais Delphina tombe malade. Elle rentre en Italie pour y vivre ses derniers instants
Mauzan abandonne ses idées de musée, cesse de prendre des commandes. Il rentre en France.
Avec sa fille, il passe ses vacances à Gap.
Ensuite, il s'installe à Paris, mais, là-bas, il n'est pas connu et il lui est difficile de gagner sa vie. Il illustre des livres pour enfants ainsi que le feuilleton « Cartouche » pour le journal Paris Soir
Outre son talent de peintre affichiste, il est aussi sculpteur et architecte : il expose au salon de Paris un bronze de Don Qui­chotte et à l'Exposition interna­tionale de Paris de 1937 des esquisses et projets pour le Pavillon du Dauphiné.





Au début de la deuxième guerre mondiale, il quitte Paris pour vivre à Gap.
Il y crée des cartes postales sur les soldats de la drôle de Guerre, sur des chansons des années 1900, sur les fables de La Fontaine et les contes de Perrault.
En 1945, il écrit et illustre un roman de science fiction « L'hal­lucinant pouvoir de Rupert Saint Georges », publié aux éditions Arthaud de Grenoble ( ci contre)
En 1949, il organise pour la Ville de Gap des manifestations pour la VIe commémoration du rattachement du Dauphiné à la France

Il meurt le 15 janvier 1952. Il est enterré à Saint Michel les Portes, dans le Triève.

Sa facture théâtrale, d’une grande qualité graphique, se met au service de l’idée. L’humour est partout présent dans son œuvre, livrant la tendresse de son regard. Si la femme est belle et séduisante, l’homme prend sous son crayon les traits de la truculence. La lourdeur masculine se prête au burlesque, au gag visuel porté à son accomplissement par Savignac un peu plus tard. La séduction féminine se fait ambassadrice de l’élégance et de la distinction.


Fantaisiste espiègle, un fort sentiment de sympathie se dégage de ses personnages et les saynètes mises en scène emportent la bonne humeur, convoquant l’imaginaire romantique.


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