RESEAU

vendredi 30 mai 2014

Ame lumière #04

Quand l'un est l'autre
et qu'il gère les flux de sa mécanique du coeur
comme un mauvais mécanicien,
jouant à déjouer ses propres démons
la note médiane abreuve son soupir
dans les silences de la mélodie
raisonne les échos lointains
Je darde la vie aux rumeurs d'un vent qui tape le carreau
Cette rumeur s’immisce douce à son corps
sa visite parsème des espaces aux entournures
ravive des atermoiements aux blancs
pulse des parcours en chemin de feuille
Dans tous les sens du mot,
j'admire le rêve qui se pelotonne derrière
et m'envoie vers cet inconscient
Arrière ambre aux couleurs
Verrière et astres de firmaments vides
Videz vos dernières jouissances
et arrimez les aux bastingages des saisons
Lacrymales pimentez les douceurs de vivre
et rendez leur leurs certitudes
qu'ils les malaxent
comme autant de manivelles atteintes de maladie vénérienne
Les doigts tachés transmettent encore
leur douceur sur son torseur
relativisez ses pectoraux et leurs pointes cramoisis
corps de représentation, représentations
activez votre sens et tirez la littérature
vers son gouffre
Là sous ses yeux le trou invisible
où des mains caressent la littérature comme un amant
tant aimé et qui se languit de l'homme sans qualité
où se fait le désir et l'amour sale cherche sa soeur
qu'il n'a jamais eu
disparue si tôt
à donner d'autres vies après elle
sans ailes
Se poser sur elle et aimer le réel
qui la remonte le long des jambes
où sont les glaces qui blanchissent le sous sol
d'un fil tendu entre ses deux abîmes
posé sur le schiste repoussoir de châtaigner
Huilez le silence, qu'elle se penche sur le totem
tenant le câble sur lequel elle avance
Aimer à l'interface du réel et des mathématiques
où les asymétries badigeonnent rouge
sur sa peau des intérieurs rugissants
elle coule un bain d'ocre où pâlit mon ombre translucide
et son âme traverse le monde à grandes enjambées
Fleuris arbre d'hiver que le jour t'appelle

Luc Jarru

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