RESEAU

mardi 6 mai 2014

LES DEUX PROMENADES

Je suivais la route qui menait au village

Pleine de glace et de terre

Coupai dans un champ rouge et passai le barrage

D'un parcage à mouton ou de chevaux la cage

Une chaleur me serre

Je sautai le filet

Puis admirait les faîtes

Verts et ors du nuage que surplombait un pinLe pales du travail laissait place aux dessins

L'hélice appliquée au cerveau la journée

S'arrêtait de tourner ; je réfutais serein

Le broyeur de l'esprit

Pour le calme du coeur

Pierres et rocs et ruisseaux, ravissantes ravines

Vous orniez mon chemin de rosaces coquines

Comme un corset carmin après le gris des heures

Ouvre ses ballotins au flanc de la colline

J'ai froid maintenant

Ou c'est au souvenir

Que je dois l'impression ?

* * *

Aux sons du paysage et aux bruits de la nuit

Sur une plage d'été qu'on s'était inventée

Pour un moment j'ai su, dans un instant stoïque

Que je pourrais quitter mes avirons cyniques

Et sur une grève jaune étaler mes fourbures

Mais je borde le jour

Lui souhaite bonne nuit

Je lâche le repos qui occupait mes doigts

Et mon oeil, et mon nez, stance bucolique

Et ma tête de grès se mollit à la croix

D'une religion impie ; je crayonne un rocher

Des cendres d'un sentier intérieur

Et peu fier de mon rêve

Je reviens aux iniques

Flaques de quotidien


Julien B.

La Bâtie-Neuve

Hautes-Alpes




































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