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vendredi 30 mai 2014

Pierre Autin-Grenier par le cyclope Edie WikiPedia


Pierre Autin-Grenier est né à Lyon le 04 /04/1948. Auteur de poèmes en prose, de récits,
nouvelles et textes courts d'autofiction, il partage son temps entre sa ville natale et le
Vaucluse où il habite.

Il est devenu, au fil d'une oeuvre à multiples facettes, un adepte reconnu de la forme
brève - de quelques lignes à quelques pages- à l'écriture travaillée.

Il fut employé de banque et d'assurance. Engagé politiquement, il a vécu les événements
de mai 68 sur les barricades. Ne supportant pas la hiérarchie, il décide d'arrêter tout travail
pour se consacrer à l'écriture. De livres en livres, il s'est construit une voix bien à lui où
la révolte reste active.

On rit franchement à la lecture des textes de Pierre Autin-Grenier, mais la rage de vivre
pointe souvent derrière l'auto-dérision et la joyeuse gouaille avec lesquelles il aborde le quotidien le plus banal.

Bibliographie
Chez Gallimard
– Je ne suis pas un héros, L'Arpenteur/Gallimard 1993 et folio 2002
– Toute une vie bien ratée, L'Arpenteur/Gallimard 1997 et folio 1999
– L'éternité est inutile, L'arpenteur /Gallimard 2002
– Les radis bleus, L'arpenteur /Gallimard, 2007
– Friterie-bar Brunetti, L'Arpenteur/Gallimard, 2005
Chez d'autres éditeurs
– Jours anciens 1980,
– L'arbre éditeur (02370 Aizy-Jouy), 2003 (réédition augmentée)
– Histoires secrètes (réédition), La Dragonne 2000
– Chronique des faits, L'arbre éditeur (02370 Aizy-Jouy), 1992
– Légende de Zakhor, L'arbre à paroles 1996 (réédition) éditions en forêt / Verlag Im Wald Rimbach
– 13, Quai de la Pécheresse, 69000 Lyon, (roman collectif), Éditions du Ricochet 1999
– Là-haut, nouvelle, 2005, Éditions du Chemin de fer, accompagnée de 14 peintures de Ronan Barrot.
– Un cri, nouvelle, 2006, Cadex Éditions. Préface de Dominique Fabre, illustrations de Laurent
   Dierick, prix Léo-Ferré 2007 de la ville de Grigny.
– C'est tous les jours comme, éditions Finitude, 2010
– Elodie Cordou, la disparition, éditions du Chemin de Fer, 2010

"Aujourd’hui, alors que je pédale dans le noir vers mon potage au vermicelle et aussi un avenir incertain, comment ne pas flageoler un peu du mollet à l’idée que, malgré le grand nombre de neurones qui m’habitent et un cerveau complexe, je ne représente pas le but suprême de l’évolution mais plus prosaïquement un accident cosmique monté sur un vélo et dont l’anatomie n’a pas changé depuis Lascaux !" ("Le cri inutile de la crevette") 
L'éternité est inutile 
  
Samedi 18 juin.
Sainte Léonce
Ainsi, parfois, est-il nécessaire d’empoigner résolument la brouette verte, la charger à ras bord d’énorme blocs de pierre, puis pousser, comme ça, sans but des heures durant autour de la maison, jusqu’à se persuader enfin que, lourdement, le monde quand même existe.
Les radis bleus

Vraiment, le petit poète blanc aurait préféré être un grand nègre et cabrioler aux trois quarts nu de traboules en savanes dans l'intimité des zébus et la frayeur des éléphants, plutôt que d'être né de cet Occident moqueur et roturier qui compte et recompte ses privilèges dans l'arrière-salle d'une boutique depuis longtemps naufragée. Alors parfois, je lui dis comme ça : "Est-ce que tu aurais épousé un nègre ?... ---Oui, elle répond sans hésiter, si c'était toi."
Toute une vie bien ratée

« S’évader en rêve, la nuit, entre les rayures de son pyjama va-t-il bientôt devenir la seule échappatoire possible à ce cauchemar ou allons-nous enfin nous réveiller et passer à l’action ? »
C'est tous les jours comme ça

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