RESEAU

mardi 6 mai 2014

Paris s'enfonce

L'homme est t-il un animal?

L'homme au milieu de cette foule gigantesque,

L'homme écrasé devant ces immenses bâtiments,

Il hurle, il court, mais où va t-il?

Paris ouvre ses portes,

Les magasins se transforment en fourmilières,

L'homme n'est qu'un insecte

Dans ce vaste univers.

Regardez les se battre!

Regardez les s’entre-tuer!

Les dieux n'ont créé qu'une espèce infâme et odieuse!

Tel un chant mélancolique,

Voici des êtres qui chantent pour leur maître.

Ce dernier subitement, ouvre les vitrines.

Mais l'homme ne voit que l'illusion,

Il vit et respire l'imaginaire.

La terre tremble sous ses pieds multiples,

Enfin, voici la prophétie:

L'humain abattra l'humain!

Mesdames et messieurs,

Approchez de l'action,

Et venez écouter, la dernière confession,

Je regrette maintenant,

De n'avoir pu arrêter ce massacre!

Ce monde détruit par une foule enragée.

Je ne serais expliquer la cause.

Leurs corps basculent,

Les bâtiments si grandioses, subitement donnent le vertige.

Mes pieds commencent à quitter terre.

Les Ténèbres tournent au dessus de ma tête,

Maintenant débute le voyage,

Il est temps pour moi de quitter ce cirque.

Mesdames et messieurs,

Approchez de l'action,

Et venez écoutez, la dernière confession.


Hadès est descendu sur terre,

Enfermé dans les Catacombes,

La ville devient sa proie,

Son heure approche.

Je vous entraîne dans la violence,

Je vous fais courir, je vous fais mourir,

Je suis un dieu,

Qui dort dans les catacombes.

Maintenant... va mon enfant

Sois sûr de toute ma nature,

Ma haine est complète

Les humains vont comprendre la colère d'un dieu du passé!

L'heure est venue d'humilier ce tas de fourmis.

Allez y, léchez ces vitrines.

Les mots magiques des druides ne les ont pas arrêtés.

Telle une fourmi écrasée par l'homme,

L'homme est écrasé par la société,

Et la société écrasée par les Ténèbres.

Du pouvoir des ombres, rejoins les rangs.

Je me réfugie mieux, dans les bras d'Arès!

Il est venu aujourd'hui nous rejoindre.

Il rit de votre attitude,

Chaque heure que vous gaspillez en vous étouffant,

Je ris, je pleure, je vis, je meurs!


L'entrée dans ces monuments se fait dure,

La tranquillité subitement disparaît,

La ville surmontée dévaste le chant mélancolique,

La musique quant à elle, devient sourde et mesquine.

Et ainsi les champs descendent dans la rue, pour cette occasion.

Mais quel trésor attire donc ces êtres?

Chaussures, pantalons et froufrous?

Du haut des Enfers je puis apercevoir dans un coin calme,

Une petite foule, se dirigeant vers des livres!

Que peuvent donc contenir ces récits,

Pour qu'une pincée de gens les achètent?

Oh! Mais que lis-je dans les mains de cet individu!

Un livre dont l'auteur se nomme Voltaire!

Sacre bleu!

N'est ce pas là,

La personne dotée de la plus haute impolitesse?

Bien sûr que si!

N'est ce pas là,

L'écrivain le plus impitoyable que je connaisse?

Bien sûr que si!

Voltaire traita Rousseau d'énergumène!

Pardon?

N'est ce pas Voltaire qui a écrit Micromégas?

Ma mémoire est-elle bonne de dire

Qu'il critiqua la société et les hommes?

N'est-ce pas Voltaire qui défendit

La société dans une lettre à Rousseau?

Il me semble que cet homme se contredit...

Tiens! La personne tenant ce livre

L'acheta, le lu et le brûla.


Cependant, assez de « blabla »

L'heure tourne...

Le monde vit...

Le soleil se cache derrière les Ténèbres.

La lune montre son visage,

Et l'obscurité de la nuit recouvre le ciel.

La foule disparaît,

Les sacs remplis et les poches vides.

Mais tel un récit éternel,

La vie dans ce monde continue,

Et comme le disait ma grand mère:

Aujourd'hui nous sommes demain...


Rue Infernale

Quelle société est-ce?

Celle dans laquelle

La musique comble le vide

Celle dans laquelle

Un homme ouvre un livre et le regarde

La haine et la colère hante ce peuple

Les gens baissent la tête et s'enterrent

Dans une terre sale et humide

Regardez! Cet artiste inconsolable

Sur son visage, j'ai lu la déception

Plus loin, quel regard me regarde

Cette fille douce au milieu de tous

Les minutes passent et le boucan arrive

Tel un oiseau dans un tourbillon de glace

Je me noie dans cette foule

Quelle route me mènera vers la liberté?

Le temps m'envahit, et seule

Je jugerai de mes actes...

Le gouffre, le vide, le néant

Je ne les connais plus mais je les aime

Les rues sont mon inspiration

J'attends et je patiente

Le mouvement reste tel

J'attends et je patiente

Les rues restent telles

J'attends...


Lisa P.

Gap,

Hautes-Alpes.

































































































































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