RESEAU

mardi 6 mai 2014

L’amour, c’est simple comme un livre offert

Acheter un livre d’occasion peut vous réserver bien des surprises et vous plonger en un instant dans une histoire d’amour pathétique.

Cet après-midi, je me suis baladée avec une amie sur le boulevard St Michel, le paradis des livres neufs et l’enfer des livres d’occasion (parce que c’est le lieu où leur propriétaire les abandonne méchamment).

J’étais à la recherche des éditions 10/18 pour acheter un autre roman de Brautigan. Je ne savais pas encore lequel je voulais lire.

Mon sens de l’orientation inné m’a naturellement envoyé dans la mauvaise direction…

Après avoir tourné en rond au premier étage dans la littérature étrangère, on m’envoie au quatrième étage.

Trois escalators plus loin, j’arrive à l’étage des livres de poche.

Une mauvaise direction plus loin, j’arrive aux éditions 10/18.

Enfin !

Il y a un grand choix de livres de Brautigan, mais j’ai arrêté que je n’en prendrais qu’un seul.

Lequel ???????? (Il y a autant de points d’interrogation que de minutes d’hésitation. Si, si c’est vrai)

Je les manipule un à un. Je lis les résumés. Regarde les couvertures. Et ouvre les premières pages.

Soudain, je tombe sur une dédicace dans un livre de « Un privé à Babylone ».

Aïe !

C’est écrit : « Mon Amour,

un polar, pour toi, je l’ai déjà lu, il va te plaire, je pense.

Je t’aime.

Bonne lecture.

Perrine. »

Double Aïe !!

Il va sans dire que le livre était en très (très) bon état.

Pour ne pas dire presque neuf.

Triple Aïe !!!

Cela laisse entrevoir une bien triste histoire d’amour. Tellement banal.

Perrine aime X.

X aime peut-être Perrine.

Perrine offre un livre de Brautigan à X.

Mais l’histoire s’arrête là.

Perrine et X se quittent.

Peut-être Perrine a pleuré.

Peut-être X a pleuré.

Peut-être pas.

Perrine regrette peut-être X.

En même temps, si X n’a pas aimé Brautigan, elle ne devrait pas trop le regretter.


Alicia C.

Villeneuve

Puy de Dome


































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